Dans le cadre du cours d’éducation physique et à la santé (ÉPS), les étudiants et étudiantes calculent leur indice de masse corporelle (IMC). Les chercheuses se sont intéressées à cette pratique afin de savoir si elle favorise ou non les apprentissages et la motivation à adopter de saines habitudes de vie, tout en considérant les conséquences négatives potentielles, telles que la stigmatisation et les troubles alimentaires.
Pour ce faire, 179 étudiants et étudiantes de deux cégeps ont participé à l’étude et ont ainsi eu le choix de se peser en gymnase, de se peser à la maison ou de ne pas se peser. L’expérience, combinée à des groupes de discussion, a permis aux chercheuses de comparer les apprentissages et la motivation entre les groupes. La principale conclusion est que permettre à la personne étudiante de décider de se peser ou non pour faire les exercices pédagogiques en ÉPS est la meilleure solution pour le plus grand nombre.
À partir de leurs conclusions, elles ont produit le matériel pédagogique suivant:
- Une infographie présentant les principaux résultats de l’étude
- Trousse de pistes d'interventions pédagogiques
- Une infographie sur la trousse
La recherche complète est disponible sur le site Educ.info. Les résultats de l'étude ont été présentés au congrès de la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignant du Québec au printemps 2025. Un article contextualisant la problématique à l’origine de l’étude est disponible ici. De plus, un court article résumant l’étude est accessible dans la revue Propulsion (vol.38, no1).
La recherche menée par Annie Bradette et Isabelle Cabot a été subventionnée par le ministère de l’Enseignement supérieur dans le cadre du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA).
