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Appuyer l’industrie en favorisant l’automatisation de l’usinage

Le Centre technologique en aérospatiale du Cégep a obtenu un financement de 765 092 $ du Fonds collège-industrie pour l'innovation.

 

Obtenu dans le cadre de son programme de recherche sur l’usinage automatisé de composantes aérospatiales, ce financement majeur servira au CTA à acquérir des équipements à la fine pointe de la technologie qui seront nécessaires aux activités de recherche. C’est l’un des projets financés en partie par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) du Québec fournit une contribution équivalente à ce projet. Quant au CTA, il investit 20 % des sommes nécessaires à l’acquisition d’équipements.

 

Le Programme d’usinage multiaxes automatisé (PUMA)

« Notre Programme d’usinage multiaxes automatisé (PUMA) est constitué de projets de recherche appliquée portant sur l’utilisation et l’intégration des technologies existantes et son but ultime est de permettre le transfert d’expertise à l’industrie. Au Québec, plus de 215 entreprises œuvrent en aérospatiale et elles emploient quelque 42 000 travailleurs. Le programme dispose d’un budget de recherche de 2,5 M $ accordé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), mais il nécessite aussi l’acquisition d’équipements de pointe pour être réalisé », mentionne Pascal Désilets, directeur général du CTA. 

Le programme PUMA comporte deux volets : l’usinage robotisé et l’autocontrôle des machines-outils. Le volet de l’usinage robotisé vise à maximiser l’utilisation des bras robotisés munis de têtes d’usinage. « Les robots industriels équipés pour l’usinage sont moins dispendieux que les machines-outils, ils offrent plus de flexibilité et ils permettent de travailler sur de grandes pièces. Toutefois, la précision des robots constitue le grand défi des entreprises qui souhaitent l’utiliser, et c’est cette problématique que le projet de recherche veut résoudre », souligne monsieur Désilets.

Le deuxième volet du PUMA, l’autocontrôle des machines-outils, vise à maximiser l’utilisation de la machine en éliminant les interventions humaines. Les processus actuels nécessitent régulièrement l’action des opérateurs, par exemple pour mesurer une pièce en cours d’usinage. « L’automatisation complète de l’usinage existe dans des secteurs de production à haut volume comme l’automobile, car ce volume permet de rentabiliser le temps investi pour la mise au point du processus automatisé spécifique à chaque pièce. Toutefois, dans un domaine comme l’aérospatiale où une même machine produit de nombreuses pièces différentes en petites quantités, il est nécessaire de mettre sur pied des balises qui optimiseront le travail des machines-outils. Le projet de recherche permettra donc de développer des techniques pour automatiser l’usinage de petits lots de pièces », explique monsieur Désilets.

 

Des équipements de pointe

Grâce aux subventions de la Fondation canadienne pour l’innovation et du MESRST, le CTA se dotera de plusieurs équipements à la fine pointe de la technologie, dontcertains encore très rares dans l’industrie, qui lui permettront de réaliser les divers projets de recherche prévus au PUMA. 

Le CTA fera ainsi l’acquisition de deux systèmes robotiques et de systèmes laser pour réaliser des mesures de précision. « L’un des systèmes robotiques sera utilisé en complément d’un robot sur rails dont nous disposons déjà afin développer l’usinage collaboratif de grande dimension. Ainsi, les deux robots travailleront conjointement pour usiner des pièces, ce qui permettra de réduire le temps de production, de diminuer les coûts, et de travailler sur des grandes pièces. Pour améliorer la précision, un système laser de suivi de trajectoire validera le travail du robot », expose Mario Aubé, directeur technique du CTA et spécialiste en robotique.

Le deuxième système robotique sera exploité dans le cadre du volet sur l’autocontrôle des machines-outils, afin d’améliorer l’efficacité et l’autonomie de cette dernière en minimisant les interventions humaines. Là aussi, un système laser sera testé, de même qu’un système de compensation par vision artificielle, pour assurer la précision du travail des machines. 

 

Des retombées pour l’industrie

Ces équipements à la fine pointe de la technologie et leur intégration entre eux permettront au CTA de réaliser les recherches du Programme d’usinage multiaxes automatisé et développer une expertise qu’il transmettra aux entreprises afin d’améliorer leur productivité dans la fabrication de composantes aérospatiales. « D’ailleurs, PUMA a été mis sur pied en partenariat avec six entreprises : AV&R, Bombardier Aéronautique, Groupe Meloche, L-3 Mas, Mesotec, et Pratt & Whitney Canada. Le projet bénéficiera directement aux entreprises partenaires, mais également à l’ensemble des PME, des centres de recherche et des organismes qui réalisent des projets en usinage automatisé puisque les connaissances seront aisément transférables », conclut monsieur Désilets.

 

Un apport essentiel

« Les collèges canadiens jouent un rôle important dans notre écosystème d’innovation national », a déclaré Gilles G. Patry, président-directeur général de la FCI. « Le FCII permet aux collèges d’acquérir l’infrastructure de recherche de pointe pour mener des travaux de recherche appliquée de haut niveau. »

Soulignons que le Canada, grâce à ses grandes entreprises aéronautiques et spatiales, est un chef de file du marché mondial en matière de production d'aéronefs régionaux, d'avionique, d’avions d’affaires, d’hélicoptères commerciaux, de moteurs d’aéronefs, de simulation de vols, de trains d’atterrissage et de systèmes spatiaux.

« Actuellement se tiennent à Québec les Assises nationales de la recherche et de l’innovation. Ces Assises amèneront le gouvernement à mettre en place une Politique nationale de la recherche et de l’innovation. Cette Politique se veut représentative d’une société qui aspire à un Québec performant et reconnu à l’échelle nationale et internationale. Le Fonds collège-industrie pour l’innovation, qui vise à renforcer la capacité des collèges à soutenir l'innovation dans les entreprises, est un exemple inspirant pour la future Politique », a ajouté le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de laScience et de la Technologie, M. Pierre Duchesne.

 

Le Centre technologique en aérospatiale (CTA) 

Le CTA est un centre collégial de transfert de technologie affilié au collège Édouard-Montpetit et situé sur son campus del’École nationale d’aérotechnique à St-Hubert. Spécialisé dans les applications des technologies de l'aérospatiale, il soutient les efforts des entreprises du secteur pour accroître leurs connaissances, leur productivité, leur compétitivité, ainsi que la qualité de leurs produits et services. Avec deschamps d’expertise en usinage, en matériaux composites, en inspection et en avionique, le Centre est reconnu pour sa complémentarité avec les différents acteurs de la recherche et du transfert de technologies du secteur aéronautique. Les activités industrielles du CTA sont en constante progression et il inaugurait en 2011 ses nouvelles infrastructures de 3000 mètres carrés.  

 

Le Fonds collège-industrie pour l’innovation (FCII)

Le Fonds collège-industrie pour l’innovation reconnaît le rôle de la recherche appliquée dans les entreprises canadiennes. La FCI soutient les activités de recherche, de la recherche fondamentale axée sur la découverte à la recherche appliquée, en plus de l’innovation dans le secteur privé.

La Fondation canadienne pour l’innovation procure aux chercheurs les outils dont ils ont besoin pour voir grand et innover. Ses investissements dans des installations et de l’équipement de pointe permettent aux universités, aux collèges, aux hôpitaux de recherche et aux établissements de recherche à but non lucratif du Canada d’attirer et de retenir le meilleur talent au monde, de former la prochaine génération de chercheurs, d’appuyer l’innovation dans le secteur privé et de créer des emplois de grande qualité qui renforcent l’économie et qui améliorent la qualité de vie de tous les Canadiens.

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