Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation

Unique au Québec, le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR) est né d’un partenariat entre le cégep Édouard-Montpetit, les cégeps de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu et le Collège militaire royal de Saint-Jean. Hébergé et dirigé par le cégep Édouard-Montpetit, ce Centre vise à prévenir la radicalisation en amont chez les jeunes grâce à une approche scientifique novatrice et collaborative entre chercheurs et intervenants du milieu.

Le CEFIR réunit un groupe de chercheurs et de collaborateurs des niveaux collégial et universitaire spécialistes, notamment, des domaines de l’intégrisme chrétien, judaïque ou islamique, de la psychologie et de la sociologie. Le travail de recherche réalisé en étroite collaboration avec les professeurs des cégeps partenaires permettra de bien connaître la réalité du terrain.

Ces échanges et recherches seront un terreau fertile pour assurer le développement d’un programme d’éducation populaire, d’outils pédagogiques et de formations destinés principalement aux établissements d’enseignement et aux organismes communautaires. Les liens avec la communauté de la Montérégie seront privilégiés, mais pourront s’étendre bien au-delà. 

Partenaire financier

 

Chercheurs
 
Martin Geoffroy, directeur du CEFIR et chercheur principal

Le chercheur principal pour ce projet, le sociologue Martin Geoffroy, a vécu à New York, Winnipeg et Moncton. Il est professeur en sociologie au cégep Édouard-Montpetit depuis 2013. Il est détenteur d’un doctorat et d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal et d’un baccalauréat en communication de l’UQÀM. Sa thèse de doctorat avait pour thème l’intégrisme catholique au Québec. Il est l’auteur de plus de 20 articles et chapitres de livres arbitrés et il a codirigé cinq numéros spéciaux de revues arbitrées et trois livres. Reconnu par ses pairs à l'international comme spécialiste des religions et des intégrismes religieux, il a été chercheur post-doctoral (FQRSC) à la Fordham University à New York en 2003-2004 où il a effectué un projet de recherche sur le fondamentalisme protestant américain. Il a été professeur adjoint en sociologie au Collège universitaire de Saint-Boniface (2004-2006) et à l'Université de Moncton (2006-2009). Il possède donc une expertise reconnue en matière d’intégrisme religieux chrétien et de radicalisation, ainsi qu’une expérience spécifique pour prendre le leadership du CEFIR, puisqu’il a œuvré autant dans le milieu collégial que le milieu universitaire. Il sera ainsi en mesure de faire le pont entre les cochercheurs universitaires spécialistes du domaine et professeurs-praticiens. Ses habiletés en communication permettront aussi une plus large diffusion des résultats du projet auprès d’un vaste public, comme il l’a déjà démontré dans ses expériences pertinentes en tant que blogueur pour le Huffington Post Québec depuis 2014 ou comme conférencier au Canal Savoir. Il sera responsable de la direction intellectuelle du projet, tant sur le plan théorique que méthodologique. Il sera aussi responsable de la recherche de terrain et de la formation et l’encadrement des étudiants au cégep Édouard-Montpetit. Il participera aussi, en collaboration avec les professeurs-collaborateurs, à la recherche de terrain et à la formation des professeurs et des étudiants dans les trois cégeps partenaires. Il sera responsable de la production de contenus concernant les intégrismes chrétiens.

Lorne L. Dawson, cochercheur

La contribution du cochercheur Lorne L. Dawson à notre projet sera très importante dans sa direction intellectuelle, autant au plan théorique qu’empirique. Spécialiste des nouveaux mouvements religieux et professeur titulaire en sociologie à l’University of Waterloo, Dawson a développé une expertise réputée dans l’étude des groupes terroristes et plus particulièrement du processus de radicalisation depuis 2008. Il est le cofondateur et directeur du Canadian Network for Research on Terrorism, Security and Society (TSAS) qui a reçu une subvention du 2,12 millions de dollars du CRSH en 2015. C’est par son entremise que notre équipe de recherche sera intégrée dans un réseau national de spécialistes. Il sera principalement responsable de la production de contenus concernant le phénomène de la radicalisation et des intégrismes juif et musulman. Il analysera les données que nous allons amasser sur le terrain avec nos partenaires. 

Ali G. Dizboni, cochercheur

Ali G. Dizboni est un spécialiste reconnu du Moyen-Orient et de l’Islamisme radical, plus particulièrement de la notion de guerre sainte (Jihad) dans l’Islam. Il est directeur du Département de science politique au Collège militaire royal du Canada, à Kingston. Son expertise des contenus de la doctrine du Jihad et de la politique au Moyen-Orient nous permettra de bien circonscrire les différents enjeux qui traversent la religion de Mahomet. Il sera responsable de la production des contenus concernant l’intégrisme musulman.

 

 

Susan J. Palmer, cochercheure

Susan J. Palmer est présentement professeure associée à l’Université Concordia, mais elle a été enseignante au Cégep Dawson pour l’ensemble de sa carrière, une expérience qui lui donne une connaissance unique des milieux collégiaux et universitaires. Elle sera donc bien en mesure de faire la médiation entre les deux milieux. Son expertise dans l’intervention juridique auprès de groupes religieux minoritaires qui rejettent la société est reconnue à l’international. Spécialiste des sectes, des religions orientales et de la théorie de la conversion, elle possède une vaste expérience de terrain de type ethnographique auprès de nombreux groupes sectaires québécois, canadiens et même français. Collaboratrice de longue date du chercheur principal Martin Geoffroy, elle prépare en ce moment avec ce dernier la publication d’un livre collectif sur les sectes au Québec qui paraîtra en 2017 chez Palgrave-MacMillan. Elle sera responsable de la création de contenus concernant le phénomène des sectes et de la conversion. Elle analysera aussi les données que nous allons amasser avec la collaboration de nos partenaires dans les divers collèges.

Sarah Wilkins-Laflamme, cochercheure

Sarah Wilkins-Laflamme est professeure adjointe de sociologie à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada). Elle a fait ses études doctorales à l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne. Ses champs d’intérêt de recherche incluent la sociologie des religions, les méthodes quantitatives, l’immigration et l’ethnicité ainsi que la sociologie politique. Membre d’une série d’équipes de recherche, ses projets en cours s’intitulent 1) Vers la sortie du catholicisme culturel au Québec; 2) Cascadian Religion and Spirituality; 3) The Religious Nones of Canada; et 4) The Religious-Secular Cleavage in Areas of Advanced Secularization.

 

Stéphanie Didier, coordonnatrice, chercheure et formatrice

Stéphanie Didier est titulaire d’un baccalauréat en sociologie et d’une maîtrise en sociologie du changement social de l’Université de Lille en France. Elle possède aussi un DEA de 3e cycle en sociologie du changement social de la même université. Elle a été la coordonnatrice du Centre de formation populaire de Montréal (CFP) de 2014 à 2016, ce qui l’a amenée à former et conseiller de nombreux organismes, et collaborer avec des partenaires communautaires, municipaux et des fondations publiques et privées. Auparavant, elle a été formatrice, chargée de recherche et conseillère en évaluation et planification pour le CFP pendant plus de dix ans. C’est dans ce contexte qu’elle a réalisé et coordonné plusieurs travaux de recherches sur des thématiques liées à l’évaluation, aux technologies de l’information et de la communication, et au développement social.

Louis Audet Gosselin, chercheur post-doctoral

Louis Audet Gosselin est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’UQÀM et d’un baccalauréat et une maîtrise en histoire de l’Université Laval. Il a réalisé une recherche post-doctorale financée par le CRSH en 2014-2015 au Center for African Studies de la prestigieuse Rutgers University située dans l’état du New Jersey aux États-Unis. Il a mené de nombreuses recherches de terrain et d’archives sur les organisations musulmanes et chrétiennes du Burkina Faso, en particulier sur les associations de jeunes, les ONG confessionnelles et les intellectuels francophones. Il est chargé de cours en sociologie à l’Université Bishop’s.

 

Les professeurs-praticiens collaborateurs

Les professeurs-praticiens sont Isabelle Giannarelli au Cégep de Saint-Hyacinthe, Steve Meideros au Cégep St-Jean-sur-Richelieu et Marc Imbeault au Collège militaire royal de Saint-Jean. Leur rôle consistera à administrer la recherche empirique (sondages et groupes-témoins) dans leurs institutions respectives, sous la supervision du chercheur principal et des cochercheurs, et de former et superviser les étudiants de niveau collégial pour faire la distribution de sondage et de l'entrée de données à l’aide des logiciels SPSS et N’Vivo. Ils recevront plusieurs formations et ateliers sur le phénomène de l’intégrisme religieux et de la radicalisation de la part du chercheur principal et des co-chercheurs pendant la durée du projet. Dans l’esprit d’une recherche collaborative (Desgagné, 1997), ils seront aussi appelés à être le relais d’une rétroaction intensive avec leur institution et leurs milieux respectifs.

L'équipe de chercheurs 

Photo : de gauche à droite, derrière : Stéphanie Didier, Louis Audet-Gosselin, Isabelle Giannarelli, Marc Imbeault, Steve Meideros, Dominic Dagenais, Jade Almeida; devant : Lorne L. Dawson, Susan J. Palmer, Martin Geoffroy et Ali G. Dizboni.

Activités
  

La polarisation des opinions dans la société contemporaine

Jeudi 23 février 2017, à 12 h 15

Espace conférence de la bibliothèque

Conférencière : Sarah Wilkins-Laflamme, professeure adjointe de sociologie à l’Université de Waterloo 

À l’ère moderne, les nouvelles générations évoluent dans un contexte de plus en plus laïque. Certains groupes religieux connaissent toutefois une vitalité importante, accentuée par le phénomène grandissant de l’immigration non occidentale.

Au cours des quinze dernières années, les visions laïque et religieuse semblent se confronter et se cristalliser dans les débats publics et médiatiques ainsi que dans les représentations populaires.

La conférence permettra de mieux saisir ce phénomène contemporain.

 

La religion d'État et les religiosités parallèles en Iran

Mercredi 22 mars 2017, à 12 h 15

Espace conférence de la bibliothèque du campus de Longueuil

Shirin Behbahani, docteure en sociologie des religions et spécialiste des nouveaux phénomènes religieux dans la société iranienne, English School Board of Montreal. 

À la suite de la révolution de 1979, l'Iran devient une république théocratique islamique, basée sur une interprétation du chiisme nommée Velayat-e-Faqih.

Quelques années après la guerre Iran-Irak, la société iranienne connaît des profonds changements dans le domaine religieux. On voit alors apparaître des mouvements tirant leurs origines des traditions mystiques et du mysticisme oriental ainsi que des nouvelles formes de spiritualité.

Cette conférence se concentre sur cette situation paradoxale dans la société iranienne.

 

SEMAINE DES ARTS, DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES, du 21 au 31 mars 2017

La vie secrète des hassidim

Mercredi 29 mars, de 10 h à 12 h

Local B-105 du campus de Longueuil

Sandrine Malarde, chargée de cours en sociologie à la formation continue du cégep Edouard-Montpetit et auteure de La vie secrète des hassidim

Les communautés hassidiques sont, depuis quelques années, le théâtre de représentations médiatiques. Elles font autant l’objet de débats journalistiques, de querelles de quartier, qu’elles sont le centre des débats sur les accommodements raisonnables sans savoir au fond qui sont vraiment les hassidim. Sandrine Malarde présentera, dans le cadre de sa conférence, un portrait de ces communautés trop peu ou mal connues, afin de démystifier les préjugés envers les hassidim. La présentation sera organisée autour de trois axes principaux : l’organisation sociale des communautés hassidiques, leur rapport à la société environnante, et le phénomène des sorties de communautés.

Campagne « Non à la haine » : les jeunes du Québec et le discours haineux en ligne

Mercredi 29 mars, de 15 h à 17 h

Salle A. Lassonde (C-30) du campus de Longueuil

Conférencières : Karine Pontbriand et Jade Boivin, étudiantes à la maîtrise en communication à l’UQAM et bénévoles de la campagne «Non à la haine».

Le Mouvement contre le discours de haine est une campagne initiée en 2013 par le secteur jeunesse du Conseil de l’Europe. Depuis bientôt trois ans, activistes et associations mènent des actions de sensibilisation dans plus de 40 pays, et ce, aussi bien en ligne que hors ligne. Un objectif commun : lutter contre le discours de haine et la discrimination sur Internet. Cette prise de parole vise à présenter la campagne québécoise, ainsi qu'à s'interroger sur la formulation du discours haineux au Québec. 

L’initiative SOMEONE : Accroître la sensibilisation et la résilience contre la haine en ligne avec la pédagogie sociale

Jeudi 30 mars, de 9 h à 11 h

Espace conférence de la bibliothèque du campus de Longueuil

Conférencier : Vivek Venkatesh, professeur agrégé au Département d’éducation de l’Université Concordia

L’initiative SOMEONE (SOcial Media EducatiON Every day; littéralement « Éducation aux médias sociaux au quotidien ») vise à sensibiliser les jeunes, les éducateurs et le grand public – à la fois au Canada et à l’étranger – aux modèles de propos haineux qu’on retrouve en ligne dans le but d’accroître leur résilience face à de tels propos et à la radicalisation. L’équipe multinationale et interdisciplinaire de chercheurs et de praticiens impliqués dans l’initiative SOMEONE -  dirigée par Vivek Venkatesh -  ont complété le développement d’un portail Web qui comprend des programmes éducatifs et du matériel multimédia conçus pour lutter contre les propos haineux en permettant aux personnes qui le consulteront d’acquérir des compétences numériques et de développer leur pensée critique.

 

Radicalisme religieux en Afrique de l’Ouest : Islam salafiste et pentecôtisme en perspective comparée

Le mercredi 19 avril 2017, à 12 h 15

Bibliothèque du campus de Longueuil

Louis Audet Gosselin, chargé de cours en sociologie à l’Université Bishop’s qui a mené des recherches sur les organisations musulmanes et chrétiennes du Burkina Faso.

Cette présentation vise à relativiser des idées reçues en présentant, dans une perspective historique, deux formes de radicalisme religieux bien présents dans la sous-région depuis de nombreuses années : l’islam salafiste et le protestantisme pentecôtiste. Un portrait d’un espace diversifié et bien intégré dans le champ religieux global sera dressé.

 

Précolloque de l’Université de Sherbrooke

Terrorisme et pensée extrême

Le 3 mai 2017, de 12 h à 14 h

Salle Espace conférence de la bibliothèque du campus de Longueuil

Table ronde réunissant David Morin (Université de Sherbrooke), Sami Aoun (Université de Sherbrooke) et Gérald Bronner (Université de Paris 3 – Sorbonne). Ces trois observateurs du monde contemporain et spécialistes des questions géopolitiques et des phénomènes de radicalisation, nous feront part de leurs analyses sur l’état de situation du terrorisme aujourd’hui et des mécanismes qui conduisent à l’existence des idées extrémistes.

Sami Aoun, professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, directeur de l’Observatoire du Moyen Orient et l’Afrique du Nord à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQÀM ainsi que cofondateur de l’Observatoire de la radicalisation et de la violence extrême.

David Morin, professeur agrégé à l’École de politique appliquée et vice-doyen aux études supérieures et aux affaires internationales de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke. Il est également cofondateur et codirecteur de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent et directeur scientifique au Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec.

Gérald Bronner, professeur de sociologie à l'université de Paris-Diderot et membre de l’Académie des technologies. Il travaille sur les croyances collectives, les erreurs de raisonnement et leurs conséquences sociales. Il a publié plusieurs ouvrages sur ces questions.

Les théories du complot

Le 3 mai 2017, de 17 h à 19 h

Salle Espace conférence de la bibliothèque du campus de Longueuil

Les théories du complot sont des serpents de mer de l'imaginaire humain. Elles sont très anciennes et semblent cependant avoir acquis une nouvelle vitalité ces dernières années. La conférence proposera de comprendre le pourquoi de ce renouveau en décrivant les processus qui sont à l'oeuvre sur le marché de l'information et en rappelant les dangers que représentent ces théories notamment sur les questions de radicalisation.

Gérald Bronner, professeur de sociologie à l'université de Paris-Diderot et membre de l’Académie des technologies. Il travaille sur les croyances collectives, les erreurs de raisonnement et leurs conséquences sociales. Il a publié plusieurs ouvrages sur ces questions.

Vidéo

Visionnez la conférence Le chemin de la radicalisation, présentée le 30 novembre 2016.

 

Documents de référence
 Conférence de presse - 13 octobre 2016

 Communiqué de presse : Expertise et formation pour contrer la radicalisation 

 Dossier de presse

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