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Nouvelle recherche sur la radicalisation au Québec

11 février 2021 - Une expérience menée sur les réseaux sociaux par le chercheur Frédérick Nadeau met en lumière des processus de radicalisation politique menant à la violence.

FrederickNadeau.jpgDans son premier rapport de recherche d’une série de trois intitulé « Anti-Antifa : Antagonismes et radicalisation au sein de l’extrême droite québécoise », Frédérick Nadeau, anthropologue et chercheur postdoctoral au Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) du Cégep, a observé comment les publications d’un compte Facebook  « de gauche » et d’un compte Facebook « de droite » concernant un même événement renvoyaient des lectures complètement opposées et réductrices de la réalité, participant ainsi à la construction d’un « ennemi » envers lequel la violence est justifiée.

Dans son analyse, il met en évidence comment la société québécoise fait actuellement « face à des mouvements antagonistes qui, par la façon dont ils interagissent, sont en train de s’engager dans une spirale de radicalisation où ils se renforcent mutuellement ».

« Des deux côtés, on se construit un ennemi caricatural et la lutte contre cet ennemi devient l’objet central de la dynamique des mouvements », explique-t-il dans son rapport.

Comprendre les mécanismes sous-jacents

Alors que les travaux du CEFIR indiquent qu’au cours des dix dernières années, il y a une montée des activités liées à l’extrême-droite au Québec, accompagnée d’une augmentation d’incidents impliquant la violence, le chercheur Frédérick Nadeau estime que la vigilance est de mise. Son analyse constitue d’ailleurs un levier dans la recherche de la compréhension de la radicalisation de certains groupes et des mécanismes sous-jacents.

« Cette note de recherche démontre que si nous souhaitons comprendre comment et pourquoi certains groupes sont amenés à se radicaliser dans le contexte actuel, nous devons arriver à déconstruire le processus de radicalisation afin d’en saisir les mécanismes sous-jacents », explique-t-il dans son rapport.

« Nous devons notamment tenir compte du fait que les groupes et les militants d’extrême droite s’inscrivent dans un contexte où ils sont en interaction avec d’autres acteurs et où ces interactions mettent en marche des mécanismes et des sous-mécanismes qui ont le potentiel d’alimenter, de freiner, ou de renverser le processus de radicalisation », ajoute-t-il.

Les deux autres rapports de cette série seront publiés d’ici le mois de juin 2021.

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